Acupuncture et dépression saisonnière

Acupuncture et dépression saisonnière

15 trucs pour éviter la dépression saisonnière

Lorsque l’automne arrive et que la saison froide s’installe :

  • Vous vous sentez déprimé ?
  • Vous avez peu d’énergie ?
  • Vous éprouvez des problèmes de sommeil ?

Vous souffrez peut-être de dépression saisonnière, aussi appelée trouble affectif saisonnier, surtout si ces symptômes ont tendance à durer jusqu’au retour du printemps.

Cependant, vous êtes loin d’être seul, environ 2 à 3 % des Canadiens vont souffrir de dépression saisonnière dans leur vie.

Heureusement, il existe plusieurs solutions pour éviter la dépression saisonnière, dont les 15 suivantes. Évidemment, si malgré nos conseils vos symptômes ne passent pas, il serait sage de consulter votre médecin.

1. Essayer la luminothérapie

L’hiver, le soleil se couche plus tôt. Or, la lumière naturelle joue un rôle important sur notre humeur. Pour contrer ce déficit en lumière, il existe sur le marché des lampes fluorescentes spécialement conçues pour reproduire un éclairage de 5,000 à 10,000 lux (il est suggéré de prendre une lampe de 10,000 lux pour diminuer le temps d’exposition).

En suivant correctement les directives du manuel d’instructions, ces lampes sont sans danger pour la peau, car elles filtrent efficacement les rayonnements ultraviolets.

2. Profiter de la lumière du soleil

Beaucoup de personnes souffrant de dépression saisonnière passent tous les mois d’hiver à l’intérieur de la maison, comme s’ils voulaient se protéger des températures froides. Cette pratique accroît toutefois les symptômes de la dépression saisonnière.

L’une des façons les plus simples pour retrouver sa bonne humeur, c’est d’aller prendre l’air. Se promener dehors l’hiver permet de recharger facilement nos batteries grâce à la lumière du soleil. En fait, la luminothérapie « naturelle » et « artificielle » serait efficace chez 85 % des gens qui l’essaient.

3. Manger du poisson gras

Avec sa riche concentration en oméga-3, on sait déjà que le poisson est bon pour la santé. Mais saviez-vous que le poisson joue aussi un rôle positif sur l’humeur ?

Dans une étude norvégienne de 2000, les chercheurs ont démontrés que c’est pour cette raison que les Islandais connaissent l’un des taux de dépression les plus faibles des pays nordiques

4. Faire de l’exercice

L’exercice physique est bon pour le moral. Bien sûr, rien ne vous empêche de vous entraîner dans un gym si le coeur vous en dit, mais c’est encore mieux si vous bougez à l’extérieur, car vous bénéficierez également des bienfaits des rayons du soleil.

5. Prendre de la vitamine D

La dépression saisonnière serait notamment causée par un manque en vitamine D. Bien que la luminosité du soleil nous soit bénéfique, l’absorption de vitamine D par le soleil est quasi-inexistante de la mi-octobre à la mi-mars sous nos latitudes, il devient alors important de s’assurer de prendre de la vitamine D en supplément. Dans une étude de 1999 publiée dans The Journal of Nutrition, Health & Aging, des chercheurs ont même découvert que pour certaines personnes, la prise de vitamine D aurait de meilleurs résultats sur le traitement de la dépression saisonnière que la luminothérapie.

Avant de commencer à prendre de la vitamine D, demandez toutefois conseil à votre pharmacien pour vous assurer que ce produit vous convienne.

6. Essayer l’acupuncture

L’acupuncture existe depuis plus de 4000 ans. Cette branche de la médecine chinoise aide à traiter une foule de problèmes de santé comme l’anxiété et la déprime.

Dans le traitement de la dépression saisonnière, l’acupuncture est particulièrement utile. Une analyse de plusieurs études sur le domaine a conclu que l’acupuncture serait aussi efficace que les antidépresseurs pour traiter la dépression, et ceci, sans aucun des effets secondaires associés à la médication.

La pharmacopée chinoise offre également des solutions simples comme la prise de comprimés à base de plantes anti-stress (les fameuses Qi YuRe Wan) ou des formules de plantes adaptées à votre condition spécifique.

7. Demander l’aide de vos proches

Les patients victimes de dépression saisonnière ont tendance à se refermer sur eux-mêmes. C’est malheureusement la pire chose à faire, car cela accroîtra probablement vos symptômes.

Au contraire, demandez de l’aide à vos proches, sortez avec vos amis, allez au restaurant, etc. Bref, ne restez pas seul à la maison avec votre déprime.

8. Travailler près d’une fenêtre

Si vous devez passer un grand nombre d’heures à l’intérieur durant l’hiver, essayez de vous installer près d’une fenêtre. Avoir un peu de lumière naturelle dans la journée aura certainement des effets bénéfiques sur votre humeur.

9. Ouvrir les rideaux

Lorsque vous vous levez le matin, l’une des premières choses que vous devriez faire, c’est d’ouvrir les rideaux, surtout s’il fait soleil. Le but, c’est de faire entrer le plus de lumière possible chez vous. Vos stores devraient rester ouverts jusqu’à ce que le soleil se couche.

10. Apprendre à se relaxer

Le stress et l’anxiété ont tendance à accroître les symptômes de la dépression saisonnière. Comment les diminuer? En pratiquant des techniques de relaxation, comme le yoga, la méditation ou les exercices de respiration. En étant moins stressé et anxieux, vous serez certainement moins déprimé.

11. Éviter la malbouffe

Manger un gros hamburger avec des frites peut sembler anodin pour certains. Par contre, à moyen et long terme, la malbouffe a un effet négatif sur votre humeur.

L’un des trucs pour combattre la dépression saisonnière, c’est de suivre un menu équilibré, riche en céréales complètes, en légumes et en fruits.

12. Éviter les situations stressantes

Vivez-vous quotidiennement des situations stressantes dans votre vie personnelle et professionnelle? Si oui, il serait sûrement sage de faire un petit ménage dans votre vie en essayant de supprimer le plus de sources de stress possible.

En plus d’être mauvais pour la santé, le stress est reconnu comme l’une des causes fréquentes de la dépression saisonnière.

13. Dormir suffisamment, mais juste assez

Le manque de sommeil accroît les symptômes de la dépression saisonnière. Cependant, tant le manque de sommeil que l’abus de sommeil favorisent l’apparition de la dépression saisonnière.

Comment savoir si vous dormez trop? Chaque personne a besoin d’un nombre d’heures de sommeil différent. Cependant, si l’hiver vous dormez plusieurs heures de plus que l’été, et ce, sans aucune autre explication, il est probable que vous dormiez probablement trop

14. Ne pas abuser de l’alcool

Noyer votre déprime dans l’alcool ne sera pas particulièrement utile. Plusieurs études ont déjà fait le lien entre dépression et alcool.

L’idée n’est pas de ne plus jamais boire l’hiver; juste de boire avec modération.

15. Faire un voyage dans le Sud

Si vos moyens vous le permettent, faire un voyage dans le Sud peut vraiment vous aider à combattre les symptômes de la dépression saisonnière.

Voyez plutôt cela comme une cure de luminothérapie. Être exposé à la lumière intense du soleil pendant 1 semaine a vraiment un effet bénéfique sur votre humeur.

Sources

Pietraszek, M. H., Urano, T., Sumioshi, K., Serizawa, K., Takahashi, S., Takada, Y., & Takada, A. (1991). Alcohol-induced depression: involvement of serotonin. Alcohol and Alcoholism, 26(2), 155-159.

Golden, R. N., Gaynes, B. N., Ekstrom, R. D., Hamer, R. M., Jacobsen, F. M., Suppes, T., … & Nemeroff, C. B. (2005). The efficacy of light therapy in the treatment of mood disorders: a review and meta-analysis of the evidence. American Journal of Psychiatry, 162(4), 656-662.

Kurlansik, S. L., & Ibay, A. D. (2013). Seasonal affective disorder.

Magnusson, A., Axelsson, J., Karlsson, M. M., & Oskarsson, H. (2000). Lack of seasonal mood change in the Icelandic population: results of a cross-sectional study. American Journal of Psychiatry, 157(2), 234-238.

Gloth 3rd, F. M., Alam, W., & Hollis, B. (1999). Vitamin D vs broad spectrum phototherapy in the treatment of seasonal affective disorder. The journal of nutrition, health & aging, 3(1), 5-7.

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La pomme en diététique chinoise

La pomme en diététique chinoise

En médecine traditionnelle chinoise, la diététique se distingue par la classification des aliments en fonction de ses « effets » sur l’organisme, plutôt que ses constituants (vitamines, minéraux etc). Certains aliments seront donc classés parce qu’ils renforcent l’organisme, qu’ils purifient le sang, qu’ils calment la douleur, qu’ils accélèrent le métabolisme etc etc.

Il existe de nombreux types de pommes sur le marché en fonction de la période de l’année, de la saison ou du lieu. En règle générale, la pomme est de Saveur sucrée et de Nature fraîche. La pomme a un caractère légèrement rafraîchissant, nous aidant à évacuer la chaleur accumulée de l’été. Ses propriétés rafraîchissantes, associées à sa teneur élevée en liquide, nourrissent le Yin et les fluides corporels, en particulier dans les poumons. Ce qui en fait un aliment parfait pour aider à réduire les allergies d’automne et protéger les poumons lors de la saison froide. Les pommes ont une saveur aigre-douce. Ils entrent dans le foie, la vésicule biliaire, l’estomac et la rate. Ils régularise la glycémie, stimulent l’appétit et aident à éliminer les calculs gras (calculs biliaires et rénaux).

Les pommes ont de nombreux avantages pour la santé. Ses propriétés sont de:

  1. Nourrir la Rate et stimuler l’Estomac. 
  2. Favoriser la digestion.
  3. Favoriser les fluides corporels, lubrifier les Poumons. 
  4. Dissoudre le mucus et soulager la toux
  5. Calmer la diarrhée (surtout la peau)
  6. Abaisser le taux de cholestérol (LDL)

Riche en fibres, en vitamine C et en pectine, la pomme aide le corps à éliminer les graisses et les toxines grâce à des selles adéquates. Une seule pomme moyenne (avec la peau) vous donnera près de 10% de vos besoins quotidiens en fibres qui aident à réduire le cholestérol. La majeure partie de cette fibre se trouve dans la pelure. 

Il a été démontré qu’une simple pomme par jour pouvait réduire le cholestérol sanguin de 10%. Une teneur élevée en fibres signifie également que les intestins fonctionnent harmonieusement, soulageant ainsi le cholestérol et la diarrhée. Les acides tartrique et malique présents dans les pommes facilitent également la digestion en contrôlant les bactéries malsaines dans l’intestin. Si vous souffrez de colon irritable ou d’un trouble digestif, les pommes devraient faire partie de votre régime alimentaire.

Bienfaits des pommes sur la santé  

1 – Équilibrer la fonction pulmonaire et nourrir la peau
Relation entre la peau et les poumons: la médecine chinoise croit que les poumons régissent la peau et l’ouverture et la fermeture des pores. Le poumon envoie de l’énergie (Qi) à la peau, en maintenant son état et sa qualité. Si la fonction pulmonaire est mauvaise, la peau deviendra facilement sèche. À ce stade, le corps présente souvent les symptômes suivants: constipation, sécheresse de la gorge, sécheresse de la bouche, nez sec, saignements de nez, système immunitaire affaibli, rhume ou grippe, risque de fièvre élevée, de bronchite ou d’asthme. Lorsque nous voyons ces symptômes dans notre clinique, nous constatons que le poumon est l’une des principales causes. L’un des traitements simples à proposer est de manger une pomme par jour.

2 – Équilibrer l’intestin et stopper la diarrhée
Les textes de diététique traditionnels mentionnent que la pomme peut réduire les symptômes d’infection et d’irritation de l’intestin, avec des symptômes tels que diarrhée et douleurs abdominales. Prenez une pomme cuite à la vapeur tous les deux jours – (veuillez consulter la recette ci-dessous).

3 – Éliminer les toxines du foie suite à l’ingestion d’alcool
Après avoir bu de l’alcool, la pomme peut être consommée pour éliminer les toxines et réduire les dommages potentiels au foie. Je suggère que vous preniez un jus de pomme et de melon d’eau pendant ou après avoir bu de l’alcool – (voir la recette ci-dessous) .

 

Recettes traditionnelles simples 

1. Pomme cuite à la vapeur
1 pomme – enlevez le cœur et coupez-le en gros morceaux
Cuire à la vapeur la pomme hachée pendant 15 minutes et manger
Effets: aide à la digestion et à arrêter la diarrhée.

2. Jus de pomme et de melon d’eau
1 pomme
1 grosse tranche de melon d’eau
Passer au mélangeur pour réduire en jus.
Effets: aide le corps à éliminer les toxines.

3. Voir également notre succulente recette de
Croustade aux Pommes et Noix de Grenoble !

 

 

 

La betterave en diététique chinoise

La betterave en diététique chinoise

En plus de composer des assiettes attrayantes et gorgées de nutriments, la betterave séduit les papilles grâce à sa saveur douce et sucrée. Et c’est sans compter son pouvoir purifiant, énergisant et antioxydant!

En médecine traditionnelle chinoise, la diététique se distingue par la classification des aliments en fonction de ses « effets » sur l’organisme, plutôt que ses constituants (vitamines, minéraux etc). Certains aliments seront donc classés parce qu’ils renforcent l’organisme, qu’ils purifient le sang, qu’ils calment la douleur, qu’ils accélèrent le métabolisme etc etc.

Dans le cas de la betterave, il s’agit d’un aliment doté de bienfaits remarquables, dont il faut favoriser la consommation. Ses propriétés sont de:

  1. Nourir le sang et tonifier le coeur. 
  2. Calmer le mental et l’esprit.
  3. Améliorer la circulation sanguine. 
  4. Détoxifier le foie, réduire son engorgement et traiter avantageusement les maladies du foie comme la cirrhose.
  5. Humidifier les intestins, favoriser le transit intestinal et soulager la constipation. 

La betterave est un véritable aliment-santé que l’on devrait intégrer le plus possible au repas d’automne et d’hiver. Idéalement, plusieurs fois par semaine.  Elle est anti-cancérigène, bonne pour l’anémie et soulage efficacement la constipation. 

Les betteraves sont une excellente source de folate, de potassium et de manganèse. Leur couleur rouge-violet foncé provient du pigment, la bétacyanine, qui possède des propriétés anticancérigènes et antimutagènes.

Trois principes simples pour maintenir la santé

Maintenir la santé plutôt que de simplement traiter la maladie.

 

Ce concept de maintien de la santé est l’un des plus importants principes directeurs de la médecine traditionnelle chinoise. La préservation de la santé (養生 Yǎngshēng) est une branche de la médecine chinoise qui enseigne les moyens pratiques de prévenir la maladie et maintenir une bonne santé tout au long de la vie.

Cette poursuite de la santé et de la longévité a particulièrement influencé les modes de vie des cultures chinoises et asiatiques traditionnelles depuis plus de 2000 ans.

 » Dans les temps anciens les sages traitaient les problèmes de santé avant même que la maladie ne s’installe, tout comme un bon gouvernement prenant les mesures nécessaires pour éviter la guerre. Traiter la maladie après qu’elle soit commencée, c’est un peu comme tenter de réprimer une révolte après qu’elle ait éclaté. Si quelqu’un creuse un puits seulement lorsqu’il a soif, ou forge des armes seulement après s’être engagé dans la bataille, on ne peut s’empêcher de se demander : ces actions n’arrivent-elles pas trop tard ? »

– Huang Di Nei Jing (475-221 av. J.-C.)

Voici trois principes simples, mais indispensables de préservation de la santé à la chinoise que j’aimerais partager avec vous :

 

 

1 . Être en harmonie avec la nature et son environnement

L’approche holistique de la médecine chinoise considère l’humain comme faisant partie de la Nature au même titre que tous ses autres constituants. Elle reconnaît que notre santé est étroitement influencée par les changements dans notre environnement naturel. Nous sommes affectés par le changement des saisons, le cycle du jour et de la nuit, et la totalité des phénomènes naturels qui nous entoure.

Quand une personne peut reconnaître et ajuster son mode de vie à l’évolution quotidienne de son environnement, elle peut alors maintenir cette harmonie avec la Nature et éviter de nombreuses causes communes de maladie. Cela inclut la régulation de nos activités mentales et physiques, nos heures de réveil et de coucher, le port de vêtements appropriés ainsi que l’alimentation correspondant aux changements saisonniers.

Parfois, nous pouvons ressentir le besoin d’ajuster nos maisons, bureaux et l’environnement physique dans lequel nous vivons afin qu’ils favorisent au mieux notre harmonie avec la Nature ou le soutien de notre santé.

Nous devons aussi penser à passer du temps dans la Nature : la chaleur du soleil, l’odeur de l’air frais, la brise glacée du vent d’hiver, le bruit de l’océan et l’incroyable beauté que nous pouvons voir autour de nous sont des cadeaux inestimables dont nous devons tous profiter pour maintenir l’harmonie.

2 . Conservation du corps et de l’esprit

La conservation du corps signifie la protection et la nourriture adéquates du corps physique. Dans la médecine chinoise, cela inclut la santé des organes internes, la vitalité du corps, le sang et les liquides organiques, les muscles et les tendons, le cerveau et les sens.

Le corps physique est la résidence de notre esprit (notre Shen), si le corps est en bonne santé, l’esprit peut s’épanouir. Un régime alimentaire équilibré, la modération entre le travail et le repos, l’évitement des conditions extrêmes sans protection adéquate (chaud et froid), l’activité physique et le fait de maintenir le corps en mouvement contribuent tous à la conservation adéquate du corps.

La préservation de l’esprit signifie parvenir à un équilibre entre nos nombreuses émotions. Si notre esprit ou les émotions sont excessifs ou restent déséquilibrés trop longtemps, alors la fluidité et la circulation de notre énergie (notre Qi) dans notre corps peuvent être entravées. Et toute comme un champ qui serait mal irrigué, certaines portions ne recevront pas l’apport de nutriments qui leur sont nécessaires.

Nous ne devrions pas nous laisser devenir excessivement en colère, triste, effrayé ou apeuré pour trop longtemps. Il ne faut pas garder rancune ou laisser nos sentiments prisonniers à l’intérieur de nous-mêmes.

Du point de vue de la médecine chinoise, nos émotions sont une cause importante de beaucoup de maladies physiques. De même, certaines maladies d’organes peuvent grandement influer notre personnalité, notre humeur et notre expérience de la vie quotidienne.

La préservation de la santé (養生 Yǎngshēng) souligne donc que, pour éviter de blesser le corps, il est également nécessaire de garder l’esprit calme, de réduire le stress émotionnel et d’éviter l’excès d’émotions extrêmes autant que possible.

S’occuper du corps peut aider l’esprit lorsqu’il est blessé, tout comme préserver la clarté et le calme de l’esprit peut protéger l’organisme contre les dommages physiques. Comme le Yin et le Yang, le corps et l’esprit se complètent mutuellement et ne devraient jamais être considérés comme des choses distinctes.

3 . Équilibrer l’activité et le repos

Comme la nature a ses saisons, que la nuit succède au jour, le corps doit également alterner entre l’activité et le repos. Maintenir un bon équilibre entre l’activité et le repos nous permet de maintenir notre santé, de prévenir et de mieux faire face aux maladies.

L’activité englobe le travail d’une personne ainsi que l’exercice physique. Si le corps et l’esprit ne sont pas actifs, le Qi (l’énergie) et le sang vont stagner et conduire à la maladie. Maintenir le corps et l’esprit actifs par la pratique régulière d’un sport, du yoga, du Tai Chi ou du Qi Gong, peut renforcer la résistance du corps à la maladie et prévenir le vieillissement prématuré.

Le repos est à l’opposé de l’activité. Il comprend la sérénité de l’esprit et la tranquillité du corps. Pour préserver la santé, il nous faut également garder un esprit serein, libre de stress, ainsi que maîtriser nos émotions et réprimer les désirs excessifs.

Activité et de repos doivent donc être effectuées avec modération. Un déséquilibre dans l’un ou l’autre sur le long terme va nuire à la santé et conduire à la maladie.

L’activité physique est essentielle, mais dans l’optique chinoise, il n’est pas souhaitable d’aller jusqu’au point de l’épuisement physique. De plus, chaque personne devrait utiliser son esprit avec diligence, mais pas jusqu’au point de provoquer de la fatigue mentale.

« Dans le passé, les gens pratiquaient le Tao, le mode de vie. Ils avaient compris le principe de l’équilibre représenté par les transformations des énergies de l’univers. Ils ont formulé des exercices pour favoriser la circulation de l’énergie afin de s’harmoniser avec l’Univers. Ils mangeaient une alimentation équilibrée à des heures régulières, se levaient et se couchaient à des heures régulières, évitaient de trop insister sur leur corps et leur esprit, et s’abstenaient des excès de toutes sortes. Ils ont maintenu le bien-être du corps et de l’esprit, donc, il n’est pas surprenant qu’ils aient vécu plus de cent ans ».
– Huang Di Nei Jing

Activité physique et cancer

Activité physique et cancer

Savez-vous quelle est la chose la plus importante que vous puissiez faire pour réduire votre risque de cancer (en dehors de ne pas fumer)?

Maintenir un poids santé.

C’est vrai. Les auteurs du rapport d’expert: « Alimentation, nutrition, activité physique et cancer: une perspective mondiale », décrivent les preuves reliant l’accumulation de graisse corporelle au cancer comme «accablantes», notant qu’il existe des preuves solides suggérant que l’excès de graisse corporelle est une cause de 12 cancers.

Bien que le lien étroit entre le poids et le cancer puisse être une nouvelle information, le message général visant à atteindre un poids santé n’est pas nouveau et les données suggèrent que de nombreux nord-américains tentent de prendre des mesures pour maintenir un poids idéal. Selon un rapport de 2018 des Centers for Disease Control and Prevention, près de la moitié (49,1%) des nord-américains ont fait un effort pour perdre du poids au cours de la dernière année. Soixante-trois pour cent des personnes interrogées ont inclus l’exercice dans une stratégie de perte de poids.

Mais l’exercice entraîne-t-il essentiellement une perte de poids?

Selon le principe simple du bilan énergétique, la réponse devrait être un «oui» clair. Si vous dépensez plus de calories que vous consommez, vous devriez perdre du poids. Malheureusement, cette équation n’est pas aussi simple. Des études sur plusieurs types d’exercices ont révélé des résultats décevants. Les personnes affectées à des programmes d’exercices n’ont pas perdu la quantité de poids attendue. Ces résultats ont laissé les gens découragés et se sont demandé si l’exercice avait un rôle dans la perte de poids.

Les scientifiques travaillent dur pour mieux comprendre le véritable rôle de l’exercice dans la perte de poids. Il semble qu’une des principales raisons de l’écart entre les attentes en matière de perte de poids et la réalité soit due à la compensation. Des facteurs de compensation à la fois physiologiques (par exemple, le métabolisme) et comportementaux (par exemple, l’apport énergétique) sont à l’étude.

Bien qu’il reste encore beaucoup à comprendre sur la manière dont les facteurs compensatoires individuels fonctionnent, une étude récente suggère qu’il est possible de les surmonter (c.-à-d. perdre du poids avec de l’exercice) avec une réserve: il faut en faire assez.

Les chercheurs ont recruté des hommes et des femmes en surpoids et obèses pour participer à un essai de 12 semaines. Les participants ont été assignés au hasard à un groupe d’exercices qui dépensait 1500 ou 3000 calories par semaine (300 ou 600 calories par jour), cinq jours par semaine. Fait intéressant, les personnes des deux groupes ont compensé ce déficit calorique supplémentaire à peu près au même niveau (35%), mais seules les personnes du groupe des 3 000 calories ont perdu une quantité importante de poids et de graisse corporelle. C’est parce qu’ils ont maintenu un déficit de 2000 calories par semaine, contre seulement 550 par semaine dans l’autre groupe.

Qu’est-ce que tout cela veut dire?

Bien que nous ayons encore beaucoup à apprendre sur le rôle exact de l’exercice dans la perte de poids, nous savons déjà beaucoup de choses:

  • L’exercice est bon pour vous. L’Institut américain de recherches sur le cancer a fait de «Être physiquement actif» sa propre recommandation en matière de prévention du cancer car il existe des données suggérant que les personnes actives ont un risque plus faible de cancer, indépendamment de la perte de poids.
  • Vous n’avez pas besoin d’être parfait pour commencer. Ne soyez pas submergé par les résultats de différentes études. Il se peut que faire de l’exercice pour dépenser 600 calories par jour (environ 6 milles à pied) soit inaccessible aujourd’hui. C’est bon. Concentrez-vous sur ce que vous pouvez faire. Commencez où vous êtes et utilisez les directives pour vous aider à atteindre vos objectifs futurs.
  • Amusez-vous. Le but est de faire de l’activité une partie de votre style de vie. Cela n’arrivera que si vous aimez ce que vous faites. Ne vous concentrez pas sur les calories, concentrez-vous sur le plaisir. Continuez à essayer de nouvelles activités jusqu’à ce que vous trouviez quelque chose que vous appréciez vraiment. C’est la véritable clé du succès.
Comment méditer ?

Comment méditer ?

Comment méditer ?

De nombreuses études scientifiques prouvent l’efficacité de la méditation contre le stress, la dépression et l’anxiété. Loin d’être réservée aux moines bouddhistes ou à la pratique du yoga, la pratique de la méditation est effectivement accessible à tous. Le plus difficile est de débuter et surtout de l’intégrer au quotidien.

Se créer un espace de calme

Être dérangé(e) toutes les cinq minutes dans un environnement en désordre alors qu’on essaye de retrouver le calme intérieur est impossible. Avant de commencer, trouvez votre coin zen : un endroit simple, si possible bien éclairé, avec un coussin ou une chaise, un joli bouquet de fleurs ou une image inspirante.

Trouver une position confortable

Vous n’êtes pas obligée de vous mettre en position du lotus pour méditer. Asseyez-vous sur une chaise, sur le sol ou sur votre lit, de façon à être confortable sans être somnolent. Prenez une posture naturelle, ni trop tendue ni trop lâche, et observez ce qui se passe dans votre corps.

S’accorder du temps

Les premières fois, vous aurez toujours quelque chose de mieux à faire. Pour rester concentré(e) il est important de décider de la durée de la session avant de commencer, et de ne pas se lever avant la fin. Si on ne va pas au bout, on ne vit pas véritablement l’expérience. L’idée est vraiment de s’autoriser un temps où l’on ne fait rien pendant 10, 15, 20 ou 30 minutes.

Se concentrer sur sa respiration

Voilà l’essence même de la méditation. Pendant votre séance, votre souffle est votre meilleur guide. Prenez de grandes inspirations en conscientisant le geste, et expirez tout en visualisant le trajet de l’air en vous. Tout ce que vous avez à faire c’est d’observer l’air qui entre et qui ressort de vos poumons. Ramenez votre attention à cette simple observation. En observant votre respiration vous aurez plus de facilités à être dans votre corps plutôt que dans votre tête. Si les pensées arrivent, laissez-les aller « comme les nuages qui défilent dans le ciel » disent les bouddhistes. Observez-les défiler sans y accorder d’importance et ramenez votre attention sur la respiration.

Pratiquer quand on le souhaite

Matin, midi, soir ? La méditation peut se pratiquer quand vous en avez envie. Le matin, elle permet de commencer sa journée dans la pleine conscience. Certains préfèrent s’octroyer un moment au travail, à l’heure du diner par exemple. D’autres privilégient le retour à la maison le soir, pour laisser de côté la journée de travail et débuter la seconde partie de la journée. Certains méditent aussi avant d’aller se coucher, afin de mieux dormir.

L’intégrer dans son quotidien

Voilà l’élément essentiel qui fera toute la différence. Mieux vaut pratiquer un peu chaque jour, que beaucoup de temps en temps. L’idée est d’inscrire cela dans son quotidien. C’est ainsi que la méditation peut œuvrer en nous et nous apprendre un nouveau rapport au temps, aux situations, à soi et aux autres. Les résultats se feront généralement sentir dès la première semaine : En plus d’apaiser votre esprit et de favoriser l’introspection et le contact avec soi-même, vous vous sentirez plus vivant(e) et plus en maîtrise de vous-même.

Bonne méditation !

Michel Jodoin Ac

MÉDECINE CHINOISE: Adapter nos habitudes en fonction des saisons – l’automne

MÉDECINE CHINOISE: Adapter nos habitudes en fonction des saisons – l’automne

Au fil des saisons…

Assurez-vous de faire le plein d’énergie.

La médecine traditionnelle chinoise propose de stimuler votre énergie vitale selon les organes associés à chaque saison pour un tonus maximum.

 

À l’automne, soutenir le système immunitaire en tonifiant le Poumon
L’automne correspond au repli de la nature et en même temps au retour au travail après les vacances. L’idéal est de ne pas oublier de garder un lien avec le milieu naturel. La marche en nature ou les sorties à vélo améliorent les défenses de l’organisme, respirer à pleins poumons minimise les états mélancoliques qu’on peut ressentir en cette saison.

En hiver, aidez l’énergie du rein et des surrénales
L’hiver est la saison la plus yin. La nature est en sommeil. L’idéal est de préserver ses forces, non pas en ne faisant rien, mais en privilégiant les activités douces, faisant appel à l’introspection, comme la lecture ou la méditation, sans trop se laisser embarquer dans un rythme de travail élevé contraire aux rythmes naturels. Privilégiez le sommeil et protégez vos reins et vos pieds du froid.

Au printemps, aidez l’énergie du foie et de la vésicule biliaire
Le printemps est la saison du renouveau, il est normal d’avoir envie de bouger, de sortir, de faire des projets. Ne vous en privez pas, à condition d’avoir respecté auparavant le ralentissement nécessaire de l’hiver qui vous permet ce regain d’énergie naturel. Soyez à l’écoute de votre corps, agissez conformément à vos capacités et à vos envies. Le foie, qui a la double fonction de détoxifier le sang et de le mettre à disposition dans tout le corps lors de l’activité, est bien sûr en première ligne.

En été, aidez l’énergie du coeur
L’été est la saison la plus yang, propice aux échanges chaleureux entre amis. Le cœur est à l’honneur ! Il faut voyager, rencontrer, découvrir, mais aussi savoir se reposer et contempler pour se nourrir visuellement et optimiser son fonctionnement rythmé et calme, celui qui favorise l’état de présence.

 

L’automne

L’automne est la saison où les chaudes journées d’été deviennent de plus en plus courtes, nous exposant à moins de luminosité. Les feuilles commencent à changer, nous présentant leurs belles couleurs avant de tomber des arbres pour se préparer à l’hiver à venir. Il y a une fraîcheur dans l’air qui nous signale de commencer à mettre de côté nos vêtements d’été et de sortir des vêtements plus chauds pour le froid.

C’est la période où nous pouvons récolter les aliments aux couleurs vives qui poussent à cette période de l’année, comme les citrouilles et les courges, afin qu’ils puissent être mis en réserve pour l’hiver. L’attitude plus insouciante et détendue que nous avions durant l’été fait place à une période plus organisée et introspective associée à l’automne.

En médecine chinoise, l’automne est associé à l’élément métal et aux poumons. Cette saison régit l’organisation, le ramassage et l’engrangement. C’est le début d’un mouvement de repli sur soi, moment où l’on fait nos réserves avant la venue de l’hiver. Nous passons donc de la nature expansive et extériorisante de l’Été, vers un mouvement qui nous ramène progressivement vers l’intérieur.

C’est une bonne idée de terminer les projets que vous avez entrepris au printemps ou en été afin de profiter des résultats de votre travail. C’est aussi un bon moment pour commencer de nouveaux projets qui se concentrent davantage sur l’équilibre du corps et de l’esprit, devenant plus introspectifs.

L’énergie des poumons est « d’accueillir et de laisser aller », alors l’automne est un bon moment pour prendre conscience de laisser aller tout ce que à quoi l’on s’accroche trop fortement,  afin de pouvoir faire place à de nouvelles expériences qui nous aideront à apprendre et à grandir.

 

– Le chagrin, l’émotion du poumon

En médecine chinoise, chaque organe est associé à une émotion, et l’émotion des poumons est la tristesse et le chagrin. Bien équilibrés, les poumons sont associés à la réflexion claire, à la communication, à l’ouverture sur de nouvelles idées, à l’image personnelle positive et à la capacité de se détendre, de laisser aller et d’être heureux.

Lorsque les poumons sont déséquilibrés, affaiblis, ou que vous vivez un chagrin excessif, il est alors plus difficile de faire face aux pertes et aux changements, un sentiment prolongé de tristesse peut s’installer et ne pas sembler se dissiper. Les poumons sont également associés à l’attachement, donc, si vous avez du mal à laisser aller des personnes, des objets, des expériences ou vous passez beaucoup de temps à revivre le passé, cela peut indiquer une déficience des poumons. Si l’énergie (ou qi) des poumons est faible, vous risquez d’avoir un état de chagrin accablant et constant.

Cette déficience, si prolongée, peut conduire à des états dépressifs et un affaiblissement du système immunitaire. En revanche, le chagrin qui s’exprime pleinement permet de se renforcer à la fois physiquement et psychologiquement. Par conséquent, il ne s’agit pas d’éviter le chagrin, mais plutôt de le traiter de manière saine afin d’être heureux et de maintenir l’équilibre dans tous les aspects de la vie.

 

– Le poumon et son partenaire – Le gros intestin

En médecine chinoise, chaque organe a un partenaire – l’un est yin, l’autre yang. Le poumon est yin, et le gros intestin est yang, et ils travaillent ensemble pour garder l’équilibre dans le corps. Le poumon est responsable d’absorber ce qui est pur et de rejeter ce qui est impur. Cela se manifeste physiquement en respirant l’air propre et frais, qui nous remplit de l’oxygène vitale dont nous avons besoin pour penser clairement, et pour faire fonctionner notre corps de manière optimale, puis de relâcher l’air usé.

Le gros intestin est la dernière étape de la digestion et est responsable d’expulser les déchets. Il gère tout ce dont le corps n’a pas besoin, et le libère, en gardant seulement ce qui est vital et important pour que nous puissions fonctionner. De même, émotionnellement parlant, l’automne (qui est la saison du poumon et du gros intestin) est un bon moment pour regarder les choses auxquelles nous nous attachons trop, et voir de quelle manière nous pouvons travailler à les laisser aller pour de bon.

 

Cinq conseils pour s’harmoniser à l’automne:

1. Respirer profondément

L’une des meilleures façons de renforcer les poumons consiste à respirer profondément. Cela semble si simple, mais la plupart d’entre nous ne respirent pas profondément et cela affecte notre mémoire, notre niveau d’énergie et notre système immunitaire. Lorsque nous respirons profondément et avec intention, nous inondons littéralement nos cellules et notre cerveau d’oxygène vital pour tous les processus du corps afin de nous maintenir en bonne santé. La meilleure chose à faire, c’est de faire une promenade à l’extérieur dans l’air frais et pur de l’automne et de remplir vos poumons de toute cette énergie.

Voici un exercice simple pour vous aider à démarrer.

Respirez par le nez et pensez à amener le plus d’air possible jusque dans le ventre. Une fois que les poumons sont complètement pleins, gardez-les pleins en comptant jusqu’à cinq. Une fois que vous avez compté jusqu’à cinq, expirez doucement par la bouche en commençant à vider la base des poumons jusqu’en haut. Répétez cet exercice trois fois et refaites-le trois fois par jour.

2. Expulsez le négatif de votre vie

Bien sûr, laisser aller le négatif est toujours une bonne idée, mais cela est particulièrement important en automne, lorsque l’énergie pulmonaire est à son apogée. Nous pouvons souvent ressentir que beaucoup de choses négatives dans nos vies semblent être hors de notre contrôle, mais si nous en prenons conscience, nous pouvons alors faire de petits changements pour les éviter autant que possible. La négativité peut être une force extrêmement destructrice tant sur le plan physique que sur le plan psychologique, c’est donc un bon objectif de la maintenir le plus possible hors de nos vies afin de nous maintenir  heureux et sains.

3. Marchez à l’extérieur

L’une des meilleures choses que nous pouvons faire pour renforcer nos poumons est de marcher dehors, d’absorber les belles couleurs de l’automne et de respirer l’air propre et frais. Il n’y a rien de plus bénéfique que de se connecter avec la nature, et l’automne est l’une des plus belles saisons de l’année pour le faire.

4. Réorganisez, nettoyez et donnez

L’automne est le moment idéal pour faire le point sur les choses de votre vie, pour s’organiser et laisser aller ce qui ne convient plus afin de faire place à la nouveauté. C’est une bonne pratique à l’automne autant au niveau matériel qu’émotionnel.

Passez dans votre placard et sortez tous les vieux vêtements que vous n’avez pas portés depuis des années – donnez-les à une association caritative locale afin qu’ils puissent être nouveaux pour quelqu’un d’autre. Nettoyez votre ordinateur en supprimant tout ce dont vous n’avez plus besoin. Organisez vos placards. Toutes ces activités peuvent être incroyablement libératrices et sont en directe harmonie avec la saison d’automne et le renforcement de la fonction pulmonaire de laisser aller ce qui n’est plus nécessaire.

 

5. Portez un foulard!

Les Chinois considèrent que le froid peut pénétrer plus facilement dans le corps par le cou et la nuque. Parce que l’automne est une saison également associée au vent et au froid, le simple port d’un foulard vous protège de cette intrusion.  C’est un moyen simple et élégant de rester au chaud! Il est important particulièrement en automne de garder les poumons forts et en bonne santé. En médecine chinoise, les poumons sont considérés comme un «organe délicat» en raison de leur relation étroite avec l’extérieur du corps. Nous devons donc être très prudents pour les maintenir forts, surtout à l’automne.

Aliments bénéfiques à consommer en automne

Parce que la température extérieure se rafraîchit en automne, c’est donc une bonne idée à cette période de l’année, de manger moins d’aliments qui refroidissent le corps, comme les salades et les aliments crus. Des temps de cuisson plus longs et des ingrédients plus solides sont utilisés en automne pour aider à nourrir le corps et à soutenir le système immunitaire tout au long des mois d’hiver.

Pour soutenir le système digestif, les soupes et les ragoûts seront consommés car leurs temps de cuisson prolongés, les rendent réchauffants permettant aux aliments d’être plus faciles à digérer. L’automne étant également associée au Vent et à la Sécheresse, des aliments « yin » humidifiants seront également conseillés.

Voici quelques aliments bénéfiques à manger en automne.

  • Ail, cari, ciboulette, oignon, gingembre, poireaux, poivrons
  • Avoine, quinoa, seigle
  • Agneau, oeufs, fromage, boeuf, crevettes, fruits de mer, poulet, gibier
  • Abricots, bananes, datte, noix, noix de coco, patates douces, pêche, prunes, pommes, raisins
  • Épices, chili, cayenne, clou, marinades, thé noir
  • Légumineuses, fèves soya, olives

La meilleure façon de rester en bonne santé selon la médecine chinoise est de connaître la nature de chaque saison et de vivre en harmonie avec son environnement. Si nous vivons en harmonie avec le monde qui nous entoure, nous observons que la nature ralentit et se contracte à l’automne, se préparant à se reposer, il est donc bon pour nous de faire de même. Dormir un peu plus longtemps, manger des aliments nourrissants et réchauffants, favoriser l’introspection pour accorder une attention supplémentaire à notre vie intérieure sont tous des éléments favorisant notre harmonisation à l’automne.

Parce que l’élément associé à cette saison nous donne notre sens d’estime de soi, c’est la saison pour nous accorder une attention supplémentaire en favorisant l’amour de soi afin que, au lieu de chercher une valorisation externe, comme la poursuite du statut social, de l’argent et de la reconnaissance des autres, nous puissions être contents de ce que nous valons, sachant que nous avons, et avons toujours eu, tout ce dont nous avons besoin pour être de merveilleux êtres humains.

Bonne saison !
Michel Jodoin Ac PhD

 

 

L’acupuncture renforce l’efficacité des traitements de la douleur et de la dépression

L’acupuncture renforce l’efficacité des traitements de la douleur et de la dépression

L’acupuncture en tant que traitement combiné à la médecine occidentale suscite un intérêt croissant depuis plusieurs années, même si ses mécanismes d’action sont mal connus. Dans une nouvelle étude, des experts sont arrivés à la conclusion qu’il existe des données probantes significatives permettant de démontrer que l’acupuncture apporte plus qu’un simple effet placebo et qu’elle pourrait venir en aide à certains traitements.

Des scientifiques au Royaume-Uni et aux États-Unis ont examiné des résultats provenant de 29 essais cliniques portant sur 18 000 patients ayant reçu un diagnostic de douleur chronique au niveau de la nuque, de la tête, de la région lombaire et des genoux. Ils ont découvert que, par rapport aux seuls soins standards, l’ajout de l’acupuncture a permis de nettement réduire le nombre de crises de douleur, tout en diminuant la sévérité et l’intensité de la douleur.

L’équipe a également mené un nouvel essai clinique chez 755 patients atteints de dépression dans lequel un traitement par acupuncture ou des consultations psychologiques ont été proposés et comparés par rapport à l’efficacité d’une médication. Les chercheurs ont montré que l’acupuncture tout comme les consultations psychologiques ont permis de réduire la sévérité des dépressions. Les bénéfices ont en grande partie perduré jusqu’à 12 mois après la fin des traitements.

Hugh MacPherson, professeur au  département des Sciences de la santé de l’Université de York, et auteur principal de l’étude, a livré le commentaire suivant : « Nos nouvelles données nous permettent de faire un grand pas en avant concernant le traitement de la douleur chronique et la prise en charge de la dépression, car les patients et les professionnels de la santé peuvent désormais prendre des décisions vis-à-vis de l’acupuncture avec plus d’assurance. »

Références:

MacPherson, H et al. Acupuncture for chronic pain and depression 
in primary care: a programme of research. Programme Grants Appl Res 2017;5(3) [Cited 2017 January 30]  DOI 10.3310/pgfar05030 Available from: https://www.journalslibrary.nihr.ac.uk/pgfar/pgfar05030#/abstract

Bénéfices-santé des bleuets

Bénéfices-santé des bleuets

Le bleuet est un fruit riche en vitamines et antioxydants. Tous ces éléments nutritifs lui procurent des vertus santé non négligeables

 

1. Régule la glycémie 

Grâce à leur richesse en anthocyanines, les bleuets vont freiner l’absorption des sucres après les repas ce qui contribue à une meilleure régulation de la glycémie. 

 

2. Régule l’appétit 

Les antioxydants du bleuet augmenteraient l’effet de satiété et diminueraient la prise alimentaire, ce qui pourrait en faire un nouvel allié anti-obésité. Cette observation n’a été faite pour l’instant que chez l’animal.

 

3. Préviendrait les maladies cardiovasculaires 

Grâce à sa richesse en polyphénols, le bleuet est bénéfique pour les vaisseaux sanguins. Les anthocyanines de cette baie amélioreraient la santé vasculaire en favorisant la constriction et en atténuant la dilatation des vaisseaux. 

 

4. Une solution contre l’absorption des graisses  

Les polyphénols contenus dans les bleuets permettraient de réduire la quantité des lipides dans les cellules graisseuses (adipocytes) en favorisant leur dégradation.

 

5. L’ami du cerveau 

D’après un petit nombre d’études expérimentales, les flavonoïdes des bleuets exerceraient un effet bénéfique sur l’apprentissage et la mémoire en augmentant le nombre de connections neuronales, en améliorant la communication cellulaire et en stimulant la régénération des neurones. Tous ces effets permettraient de lutter contre le déclin mental.

 

6. Un « anti-cancer » ?

La richesse de cette baie en polyphénols lui procure un effet antioxydant, ce qui permettrait de limiter les risques de cancer. En effet, les antioxydants du bleuet inhibent expérimentalement la prolifération et la formation des cellules cancéreuses. 

 

7. Améliore la vision 

On lit souvent que les anthocyanines des bleuets améliorent la vision nocturne. Cette rumeur date de la fin de la seconde guerre mondiale, car les pilotes britanniques, dit-on, en consommaient pour mieux voir la nuit. Mais, vérification faite, les pilotes ne mangeaient pas de bleuets. De plus, aucune étude sérieuse n’a confirmé cette hypothèse. Cependant, quelques études suggèrent que la consommation de bleuets limite l’inflammation de la rétine.  

 

8. Protection des muscles 

Lors d’activité physique modérée ou intense, le muscle est endommagé par des microlésions. Les bleuets, grâces à leur richesse en polyphénols, protégeraient les cellules musculaires du stress oxydatif. 

 

Références : 

(1)   A study of glycaemic effects following acute anthocyanin-rich blueberry supplementation in healthy young adults. / Bell L1, Lamport DJ1, Butler LT1, Williams CM1./ Food Funct. 2017 Jul 28.  
(2)   Satiety in rats following blueberry extract consumption induced by appetite-suppressing mechanisms unrelated to in vitro or in vivo antioxidant capacity /  AL Molan, MA Lila, J. Mawson /Food Chemistry, February 2008
(3)   Intake and time dependence of blueberry flavonoid-induced improvements in vascular function: a randomized, controlled, double-blind,crossover intervention study with mechanistic insights into biological activity. / Rodriguez-Mateos A. Am J Clin Nutr. / 2013 Nov;98(5):1179-91.
(4)   Wild blueberry consumption affects aortic vascular function in the obese Zucker rat / Stefano Vendrame, Aleksandra S. Kristo, Dale A. Schuschke, Dorothy Klimis-Zacas / Applied Physiology, Nutrition, and Metabolism, 2013; : 1 DOI: 10.1139/apnm-2013-0249.
(5)    Experimental Biology 2011 meeting for the American Society for Nutrition.
(6)    Short-term blueberry-enriched diet prevents and reverses object recognition memory loss in aging rats / D.H. Malin, D.R. Lee, P. Goyarzu, Y-H. Chang, L.J. Ennis, E. Beckett, B. Shukitt-Hale, J.A. Joseph / Nutrition, published online ahead of print, doi: 10.1016/j.nut.2010.05.001.
(7)    Evidence for anti-cancer properties of blueberries: a mini-review / Johnson SA1, Arjmandi BH./ Anticancer Agents Med Chem. 2013 Oct 
(8)    Antiproliferative and proapoptotic activities of anthocyanin and anthocyanidin extracts from blueberry fruits on B16-F10 melanoma cells / Wang E1, Liu Y1, Xu C2, Liu J1. / Food Nutr Res. 2017 Jun 19;61(1):1325308
(9)    Visible Light-Induced Lipid Peroxidation of Unsaturated Fatty Acids in the Retina and the Inhibitory Effects of Blueberry Polyphenols / Liu Y1, Zhang D2, Hu J3, Liu G1, Chen J1, Sun L1, Jiang Z1, Zhang X1, Chen Q1, Ji B3. / J Agric Food Chem. 2015 Oct 28 
(10)    Blueberry effects on dark vision and recovery after photobleaching: placebo-controlled crossover studies./ Kalt W1, McDonald JE, Fillmore SA, Tremblay F./ J Agric Food Chem. 2014 Nov 19
(11)    R.D. Hurst, R.W. Wells, S.M. Hurst, T.K. McGhie, J.M. Cooney, D.J. Jensen ; Blueberry fruit polyphenolics suppress oxidative stress-induced skeletal muscle cell damage in vitro. Molecular Nutrition & Food Research, Volume 54 Issue 3, Pages 353-363

IZAKAYA

 

Voici une petite sélection de quelques recettes du livre « Izakaya – les meilleures recettes de bistro japonais ».

Michel Jodoin Ac PhD

Tiré du livre IZAKAYA

Calories par portion

Grammes de protéines

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Vitamine C

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Vitamine A